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  1. Vocabulaire utilisé par les graffeurs

Vocabulaire utilisé par les graffeurs

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  • 3D (effet / style ?) : La 3D est un effet souvent appliqué aux graffitis pour lui donner de la profondeur. A ne pas confondre avec le graff 3D qui est un style de graff et non un effet. Le style 3D a recours aux ombres et perspectives pour créer un effet de relief. Il existe même des graffitis réalisés en volume en PVC !

A

  • Aérosol : Bombe de peinture en spray. Système sous pression servant à assurer la dispersion d’un liquide.
  • All city : Avoir ses œuvres visibles dans toute une ville.
  • Anamorphose : Scène figurative simple avec effet 3D, lisible d’un seul point de vue et apparue dans l’histoire de l’art au 16ème siècle.

B

  • Back to Back : Quand une paroi est couverte avec des pièces peintes à la suite.
  • Battle : Compétition entre plusieurs graffeur ou crews.
  • Billboard hijacking : Détournement de la destination d’un panneau d’affichage (voir le visual kidnapping du street artist français Zevs).
  • Biter : Copier le style d’un autre artiste.
  • Black book : Cahier d’esquisse (= sketch book) contenant tous les styles d’un graffeur
  • Blaze ou pseudo : Signature de l’artiste, il est très souvent choisit pour l’harmonie des lettres entre elles.
  • Block Letters : Graff au lettrage compact. Ce sont de très grosses lettres carrées, faciles à tracer au rouleau, idéales pour inscrire un nom en XXL ou au sommet d’un immeuble, et visibles de loin.
  • Body Graff ou Body painting : Graffiti réalisée à même la peau. En street art il s’agit d’un type d’intervention non pas sur le mobilier urbain mais sur le corps humain.
  • Bombe/ bombonnes/ cans : Nom donné aux sprays aérosol utilisé pour le graffiti.
  • Bombing : Graffer des lettres avec une bombe / un aérosol.
  • Bubble letters : Lettres peintes en forme de bulles. Les bubble letters similaires au flop style (inventé par Phase 2 en 1972 à New-York) se prêtent aux throw-ups (signifiant littéralement « vomis » et éxécuté rapidement).

C

  • Caps : C’est l’embout du spray, il en existe de différents types, épaisseurs, styles … par exemple fat cap, ou skiny (à préciser)
  • Cellograff : Fabrication à partir de cellophane de cloisons et de volumes éphémères, qui servent de support pour des interventions plastiques. C’est à Astro & Kanos que l’on doit ce concept novateur.
  • Chrome : Graff réalisé avec de la peinture métallique.
  • Clés USB : En référence au projet Dead Drops de l’ariste allemand Aram Bartholl, qui consiste à sceller dans un mur une clé USB permettant au passant de se connecter et d’y déposer ou extraire des fichiers …
  • Clouds : Couleur de fond d’un graff.
  • Collages : Les collages des images imprimés sur du papier et collés sur les murs. Liés à la technique de la sérigraphie et à la diffusion du procédé de photocopîe des affiches. Résistant difficilement aux intempéries, ils disparaissent très vite.
  • Commande ??? Rémunération d’une œuvre permettant à l’artiste de vivre de son art ou de se payer au moins sa peinture ou ses matériaux.
  • Craie au sol : L’art de dessiner à la craie. Chalk works : Travaux à la craie au sol, détournant l’image initiale d’éléments de la signalisation routière (par exemple un passage pour piétons détourné et transformé visuellement en arrêtes de poisson !).
  • Crew : C’est une communauté, un groupe de graffeurs qui se réunit pour peindre ensemble. Mais le crew peut aussi réunir musiciens, danseurs et graffeurs à la fois (voire adeptes du sport urbain ?), partageant une conception ou philosophie artistique similaire. C’est une bande d’amis dont le réseau est vécu (?) de manière familiale.

D

  • Drips : Effet de coulures de peinture.
  • Digital skywriting : Type de street art ayant recours à des avions associés à un programme de géolocalisation précis, délivrant de petits nuages de fumée et permettant d’inscrire un message dans le ciel.

E

  • Eco-graffiti Ou Graffitis écolo : : Graffiti en mousse naturelle collé sur un mur à l’aide de colle végétale. Graffiti dépolluant, tels que le graff végétal (à base de mousse ou même de boue), ou bien le reverse graffiti (nettoyage d’un mur ou destruction partielle de la surface du support).
  • Effet : Élément décoratif qui a pour but d’embellir les lettres.

F

  • Fade : Mélange de couleurs progressif pour dégrader une couleur.
  • Fat cap : Embout réalisant les plus gros traits.
  • Flop : Graff simple, sans remplissage. Synonyme du style bubble, il s’agit de lettres arrondies.
  • Freestyle : Graff fait sans esquisse au préalable, improvisation, selon des principes d’invention et de création. Graff se voulant inventif et créatif, sans suivre de modèle (?)
  • Fresque : Dessin ou peinture élaboré(e) qui associe écriture, couleurs, personnages et paysages pour décrire une scène ou raconter une histoire sur un support de grande surface /Mur entier. La fresque murale inclut donc le graffit et d’autres types de peintures murales. (?)

G

  • Graffiti : C’est un mot italien. Dérivé du latin « grafium », qui signifie « éraflure ». Le graffiti est une inscription non autorisée et indésirable, représentant généralement un personnage et/ou une signature, en plein milieu de l’espace urbain. Le graffiti est réalisé comme signe de reconnaissance d’un individu ou d’un groupe, mais aussi comme une expérience artistique "esthétique". Par extension, on nomme « graffiti » une œuvre qui reprend les mêmes codes artistiques, même si elle est réalisé sur un autre support.
  • Graff 3D : Lettrage travaillé pour donner de la profondeur au lettrage.
  • Graffiti à l’extincteur : Il s’agit de customiser les extincteurs et s’en servir d’aérosols géants.
  • Graffeur : Celui qui pratique le graffiti (Writer en anglais).
  • Graff végétal ou green tag (?) : Graffiti ou tag réalisé non pas avec de la peinture, mais à base d’un mélange à base de mousse, ou encore de boue, séchant et adhérant au mur. Il s’agit d’une technique de graffiti écologique proche du reverse graffiti. On parle donc de green artists pour désigner ses adeptes ainsi que ceux du graffiti dépolluant.
  • Gravitti : Dérivé du graffiti, il s’agit de marques gravées sur un mur, au sol, sur du bois, du métal ou du verre, historiquement attestées et étudiées par l’archéologie, et aujourd’hui encore en usage. [Il peut s’agir par exemple des marques utilisées par les tailleurs de pierre, de gravittis carcéraux, mais aussi de célèbres vaisseaux ou encore des marques laissées par des amoureux sur des troncs … (?) À l’époque contemporaine les gravittis réalisés par exemple sur les vitres du métro parisien sont considérées comme du vandalisme. (attention au terme vandale !!???) ]

H

  • Hall of fame : Spot regroupant régulièrement des œuvres d’artistes plus renommés.

I

  • Installations : Sculptures urbaines, sculptures miniatures dérivées du Toy Art, il s’agit le plous souvent de personnages en 3D, ou encore d’installations numériques. (à préciser)
  • Interventions : Il s’agit de street art ou art urbain intervenant sur un support autre que le mur : sur le mobilier urbain, tel que le sol de la rue, panneaux de signalisation, ou affichage publicitaire.

J

  • Jam : Événement légal organisé pour rassembler des graffeurs. Session de compétition amicale entre crews d’origines différentes. (?)

L

  • Lay-up : C’est l’endroit où les trains sont généralement garés
  • Lettrages : Il s’agit de lettres stylisées de grande taille, très colorées et dont la calligraphie est parfois si poussée qu’il est difficile d’en décrypter le sens. On peut en distinguer deux types : ceux accompagnés d’un personnage et ceux constitués uniquement de lettres. Les lettrages fondent (le principe) des tags et des graffitis / sont la base des tags et graffitis. Les tags et graffitis sont des lettrages stylisés, calligraphiés.
  • Light : Effet de lumière appliqué sur un graff.
  • Light graff : Œuvre réalisée à l’aide de lumière dans un environnement sombre. On ne peut voir ce type d’œuvre qu’une fois photographiée en pose longue. (La technique du Light graff utilise donc une source lumineuse associée à une appareil photo programmé en pose longue.)

M

  • Marker : Feutre à embout large utilisé principalement pour le tag, il en existe une multitude, notamment le Posca connu pour la ongévité de sa peinture.
  • Mosaïques : La mosaïque est inspirée du pixel-art. Il s’agit ici d’un type de street art mural. Voir les œuvres d’Invader inspirées du jeu-vidéo Space Invader.
  • Mural : Mot anglais utilisé pour décrire une fresque réalisée, souvent en groupe, avec des pièces, caractères et fonds.

O

  • Old School : Un graff est dit « old school » quand son apparence ressemble aux graffs des années 80. Il s’agit donc d’un graffiti à l’ancienne, rendant hommage aux 1ers graffitis, à l’influence hip hop et aux techniques de l’époque.
  • Ouvrir un mur : c’est lorsqu’un graffeur ou un groupe de graffeurs investit un mur vierge d’un bâtiment abandonné, d’une usine fermée ou d’un mur privé en accord avec le propriétaire.

P

  • Perso : Personnage peint à côté ou accolé au graff (caricatures, personnages de BD, …), car le graffiti consiste soit en un lettrage seul, soit en un lettrage accompagné d’un personnage (ou même un perssonage seul ??)
  • Pièce : Graff, peinture, avec au moins 3 couleurs et un second contour pour unifier la pièce.
  • Panels pieces (en anglais, ou « pièce » en français) : Ce type de ggraffiti consiste à l’origine à recouvrir jusqu’à mi hauteur un wagon sans recouvrir les fenêtres ni portes
  • Punition : Taguer un endroit de manière répétitive.
  • Pochoirs (ou stencil, stencil artist en anglais) : Le pochoir est un support réutilisable : une plaque de carton, de métal, de plastique, ou de bois découpée selon un graphisme pensé/dessiné que l’on fixe sur la surface à peindre et dont on remplit de peinture les zones vides afin d’en reproduire le motif à de multiples reprises.

R

  • Repasser : Action de repeindre un graffiti par dessus un graffiti pré-existant. Généralement en acord avec l’auteur, et dans le respect des codes du graffiti et le respect des crews du territoire, le délai correct étant d’attendre au moins deux ou trois mois afin de laisser de la visibilité à chaque graff.
  • Reverse Graffiti/ ou clean tag : Le reverse graffiti est une technique de création « propre » du graffiti, puisqu’il enlève la saleté des tunnels, murs, etc. On n’utilise ni peinture, ni encre mais de l’eau sous pression, grâce par exemple à un karcher. La technique du Reverse graffiti ou graffiti inversé consiste à enlever de la matière au lieu d’en rajouter. Il s’agit donc de Graffitis écolos et non dégradants. On distingue d’une part le fait de nettoyer un mur au karcher ou au chiffon, avec l’aide parfois d’un pochoir en bois (pochoir lui aussi en négatif), d’autre part le fait de s’attaquer au support, qu’il s’agisse d’un mur ou d’affiches. L’artiste peut alors soit sculpter la surface du mur au marteau-piqueur, soit découper et déchirer des superpositions d’affiche, afin de donner forme à sa création.
  • Enfin parmi ces graffitis dépolluants, on trouve aussi le graff végétal ou green tag à base de mousse ou de boue.

S

  • Session : Faire une session signifie peindre en compagnie d’autres artistes.
  • Skinny caps : Embout réalisant les traits les plus fins.
  • Spot : Lieux où sont réalisé des graffs ou tags.
  • Stickers : Graff dessinée sur des étiquettes autocollantes de petite taille, généralement fixées sur les mobiliers urbains. Particulièrement pratiqué par les skateurs. (?) Moins dangereux légalement que le graffiti, car moins visible et plus rapide à poser.
  • Street art (ou art urbain ?) : Catégorie regroupant tous les éléments artistiques créés dans la rue de manière officielle ou illégale. (break dance, rap, hip hop, théâtre, graffiti, flash mob, etc.). ???
  • Street art animé : Dessin animé filmé dans la rue où la figure dessinée se déplace dans l’espace urbain.
  • Street art virtuel : Application « tag » pour smartphone permettant de tager virtuellement des murs existants.
  • Style ignorant : Ce style cherche à se rapprocher de la naïveté du dessin d’enfant (mais il ne s’agit pas pour autant d’un graff de débutant !).

T

  • Tag : Letag est un pseudonyme calligraphié (= signature d’un graffeur : Il s’agit d’une signature : l’artiste y a entre autre recours pour signer un graffiti.). En anglais, cela signifie « étiquette ». A la base, les tags étaient utilisés par les gangs de New York pour marquer leurs territoires. Le tag est à la base / fait partie de l’initiation à la pratique graffiti : il s’agit d’une étape dans l’apprentissage technique, dans la maîtrise des lettres, et dans la recherche d’un style de lettrage spécifique à l’apprenti qui s’exerce.
  • Tape art : Utilisation d’adhésif ???
  • Throw-up : Graff exécuté rapidement généralement en flop style ou bubble letters.
  • Top-to-bottom : Aux origines du graffiti aux Etats-Unis dans les années 1970, il s’agit d’un graffiti réalisé du haut jusqu’en bas d’un support (train, station de métro, bâtiment).
  • Toy Art : Art de créer une figurine en 3D inspirée de personnages tirés de graffiti. (à préciser)
  • Toyer : Fait de recouvrir un tag. Action synonyme de provocation. Le mot « Toy » désigne aussi les graffeurs dits mauvais ou débutants, mais c’est plus souvent pour la qualité du travail que ce terme est utilisé.
  • Trompe-l’oeil : Technique utilisée en fresque ou peinture murale, revenant à dessiner ou peindre un motif semblant réel. Jeu de confusion sur les sens visuels ; proche de l’anamorphose. (à préciser)

V

  • Vandal : Graffiti illégal, lettrage peint rapidement dans un endroit non autorisé. Terme connoté et considéré comme dévalorisant par certains graffeurs. (?)

W

  • White cube : Galerie ou musée comme espaces d’exposition.
  • Whole-Car : Graff réalisé sur la totalité d’un wagon.
  • Whole-Trains : La totalité du train est recouvert de graffs.
  • Wild style : Lettrage très complexe. Entrelacs de lettres se terminant en flèches ou lames, illisibles pour le non-initié.
  • Writers : Désigne les praticiens de l’art graffiti.

Y

  • Yarn bombing : Aussi appelé urban knitting, c’est faire du graffiti avec des pièces tricotées habillant arbres, lampadaires, parcmètres … Une variante consiste à ajouter des feuilles aux poteaux des panneaux publicitaires pour les transformer en végétaux. Il s’agit du type de street art intervenant sur le mobilier urbain (voir interventions).

Notes :

« whole car », « top-to-bottom » et « panels pieces » sont les trois techniques de base du graffiti new-yorkais consistant à privilégier le suppport.
Lorsque le graphisme des lettres est mit en avant, on distingue alors les styles de lettrage suivants : old school, block letters, wild style, freestyle, style 3D, style ignorant, bubble letters, ou throw-up.

La technique du Reverse graffiti ou graffiti inversé consiste à enlever de la matière au lieu d’en rajouter. Il s’agit donc de Graffitis écolos et non dégradants. On distingue :
- Graffiti dépolluant = nettoyer un mur au karcher ou au chiffon, avec l’aide parfois d’un pochoir en bois (= pochoir en négatif) = clean tag, clean graffiti → green artists
- Graff végétal ou green tag = mousse (ou boue)
- S’attaquer au support (mur, affiches …) → Sculpter la surface du mur au marteau-piqueur ; découper et déchirer des superpositions d’affiche